mercredi 25 février 2015
1/ Phnom-Penh en 2015
Lors de notre 1° voyage, à Phnom-Penh, nous avons visité l'enceinte du Palais Royal et le marché Russe. Cette année, Nous avons élargi la visite.
Le Phnom-Penh moderne
Notre hôtel: "le ,Safran"
Nous avons été ravis de loger en plein centre dans un hôtel, "le Safran", tenu par une franco-cambodgienne, belle femme raffinée qui assure aussi une cuisine mixte de qualité (un peu chère pour le pays).
Cela nous change des hôtels chinois impersonnels et bruyants.
Situé sur une grande place rond-point, il est le symbole d'une indépendance retrouvée après la chute des khmers rouges. Le monument originel a été construit en 1958 par le roi Norodom Sihanouk pour commémorer la proclamation de l'indépendance du Cambodge en 1953. Détruit par les khmers rouges, il fut reconstruit en 2013, en béton (couleur rouge brique) par l'architecte cambodgien Vann Molivann.
timbres émis en 1961
Situé non loin de l'hôtel, à un bloc au Nord, il est pour nous un excellent point de repère, tout près de la pagode Vat Lanka. .Le plus difficile est de traverser à pied, les flots de voitures, motos et tuc-tucs.
Les boulevards
De ce monument, en direction du Nord, on prend le Boulevard Norodom pour voir le Vat (ou Wat: pagode) Phnom. Ce boulevard coupe d'Ouest en Est, au niveau du Monument, le Boulevard Sihanouk que l'on peut prendre (ou bien le Boulevard Suramarit, bretelle parallèle), en direction du Mékong à l'Est, pour emprunter le Sothearos Boulevard qui mène au Vat Ounalom, ou le Quai Sisowath qui longe le Mékong et le Tonlè Sap, Ces 2 artères sont des lieux de promenade animés très agréables.
Le Palais Royal- les pelouses du Bd Sothearos
Quai Sisowath et ses jeux de lumière
Nous avons aimé prendre l'apéro dans une brasserie située sur le Quai "la Croisette".
Le Sothearos Boulevard mène aussi au Palais Royal
L'architecture urbaine de la capitale s'articule sur le contraste entre le passé colonial et le modernisme décomplexé.
"The White Building"est un immeuble colonial vétuste, un bloc de béton projeté long de 325 m avec 3 étages de taudis.
autre bâtiment colonial
De nombreux immeubles hauts ont été construits et attendent encore de nouveaux occupants.
Les appartements y sont chers pour les cambodgiens moyens et présentent souvent des malfaçons.
Des quartiers entiers de maisons majestueuses sont occupés par de riches chinois.
Des quartiers pauvres sont concernés par de nombreuses expropriations abusives et peu d'occupants ont été relogés, comme le quartier de Borei Keila Tmnei au Sud-Ouest du marché Central, près du Stade Olympique au Nord et du lycée Bak Tuok à l'Est. De nombreuses manifestations ont ponctué cet épineux problème.
Le Lac Boeung Kak, à l'Est de Vat Phnom, a été asséché pour répondre à cette frénésie de construction.
Le pont routier Monivong
En 2010 est inauguré le nouveau pont Monivong, en béton contraint, qui double l'ancien pont enjambant le Bassac (bras du Mékong).
Cet ouvrage est destiné à désengorger, les jours de fête, la circulation très dense pour atteindre l'autre rive . Il conduit vers la nationale en direction du Viêt-Nam, l'ancien pont assurant le trafic inverse.
Le 1° pont a remplacé le pont métallique Sisowath-Monivong construit en 1929 (pont de type Bailey alors très en vogue à l'époque coloniale, du nom de l'ingénieur concepteur britannique)
L'Ecole Supérieure des Beaux-Arts, adossé au Musée National expose de nombreuses oeuvres dans ses jardins.
The Champey Academy of Arts se trouve non loin de ces jardins.
En arrivant dans la capitale, notre 1° visite est, non loin du Palais Royal, pour ce centre culturel créé en 2013 et financé par un philanthrope japonais désireux de contribuer à la préservation et la transmission des arts khmers à la jeunesse de milieux modestes.
La danse est bien représentée en mémoire aux danseuses Apsara de la culture hindouiste.
Cet héritage a bien failli disparaître avec les Khmers rouges.
Si le corps du ballet royal bénéficie d'un enseignement pointu grâce à la ténacité d'une fille de Norodom Sihanouk, la princesse Buppha Devi, il existe dans le pays plusieurs associations qui dispensent une formation gratuite accessible aux jeunes. L'an dernier, nous avions été en contact avec ACODA, un orphelinat-pensionnat à Siem Reap,qui nous a charmés par ses jeunes pensionnaires danseurs.
A l'Académie Champey, dont les élèves sont externes, nous avons tout d'abord assisté à une représentation danse et chants. Voir video
Pour la danse, il y a 4 niveaux de formation suivant l'âge, la souplesse et les capacités de l'élève. L'accompagnement musical est aussi assuré par les élèves de l'Académie, sur instruments traditionnels.Les scènes champêtres, les légendes, sont sources d'inspiration, parfois accompagnées par des chants. Ces chants sont une nouveauté pour nous. Nous étions sous le charme!
-danse de Ramayana avec les singes facétieux
-danse des noix de coco avec percussions (les garçons courtisent les filles)
-danse de la fleur avec chant d'ensemble: la jeune fille est courtisée par un garçon.
Puis nous avons visité la classe de dessin-peinture (modèle sur tablette!) et la classe de musique.
voir video
jeu de carillons:le korng thom
xylophone: le roneat
vièle à 2 cordes (sol et ré): le tro tambourin
Aujourd'hui restaurée,la pagode présente 44 bâtiments. On peut y voir la statue de Huot Tat, un vénérable bouddhiste tué par les khmers rouges, une belle représentation de Bouddha.
Lors de notre 1° voyage, nous avions sollicité le bonze de service pour un bracelet porte-bonheur.
Bernard a voulu remplacer le sien, usé jusqu'à la dernière fibre. Lui et Chouchou se sont donc soumis avec bonheur au rituel!
voir video
Le Vat Phnom Daun Penh
est le lieu éponyme de la capitale. Une riche veuve, Daun Penh (grand-mère Penh) a trouvé 4 statues en bronze du Bouddha et une statue hindouiste en pierre. Elle leur consacra vers 1373 un mausolée sur la colline (Phnom) où elle demeurait. Plus tard, fut construit un monastère sur la partie Ouest de la colline.
L'actuel bâtiment date de 1926. Il contient de nombreuses statues de Bouddha et des peintures murales. L'entrée est payante. Le site est un lieu de promenade très apprécié avec des marchands dans le parc, au pied de la colline.A l'Ouest du sanctuaire principal, se trouve le stupa qui recueille les cendres du roi Ponhea Yat qui prit Phnom Penh comme capitale, vers 1431. On accède à la pagode par un escalier gardé par 2 nâgas. Sur le parvis du Vat, des marchands proposent des oiseaux à libérer pour envoyer un vœu. Des autels sont disséminés dans le parc, tout autour du sanctuaire.
Le Marché Central, le Phsar Thom Thmey , (le nouveau grand marché) voir carte ci-dessus
Construction art déco conçue en 1937 par un architecte français, elle fut à l'époque le plus grand marché d'Asie. Ce bâtiment original présente un dôme central de 26 m et 4 ailes longues de 19 m.
Il a été réhabilité de 2008 à 2010 par les français (Arte Charpentier, agence internationale d'architecture).
Autrefois marron, il est maintenant rutilant en jaune et blanc.
Il est remarquablement achalandé avec des stands de toutes sortes, de l'alimentaire, à la haute technologie en passant par les vêtements, les bibelots, les fleurs....
Personnellement, j'ai préféré le Marché Russe qui a brûlé peu de temps après notre 1° voyage et reconstruit depuis.
photo de 1960
Chouchou goûte un ver à soie!
Le centre commercial AEON Mall est situé sur le Sotheanos Boulevard, au N-E du Monument de l'Indépendance, près du Sofitel et de l'ambassade de Russie.
Cet immense complexe construit en 18 mois par les japonais a coûté 205 millions de dollars.
Il a ouvert ses portes en Juin 2015, inauguré par Hun Sen.
Les commerces de ville ont eu quelques inquiétudes.
Mais, si les articles vendus sont ceux qui se vendent sous des marques connues partout dans le monde, ils ne sont pas à la portée de la majorité des bourses. Seuls les habitants aisés et fortunés peuvent se les payer. et encore...Beaucoup font leur shopping en Thaïlande, à Singapour, Hong-Kong par exemple, agrémentant leurs déplacements pour d'autres objectifs (affaires, santé....).
A AEON, pas question de marchander! un plaisir en moins!
Néanmoins, si les visiteurs n'achètent pas, ils se promènent!
Où est la rentabilité? Viendra-t-elle à long terme? Ou bien serait-ce une immense machine à blanchir l'argent de la corruption?
L'esprit japonais se devine à certains détails: propreté, sérieux de rigueur, courtoisie extrême.
Chaque employé entrant prendre son service se poste à un endroit marqué pour saluer son lieu de travail!

2/ Koh Dach: l'île de la soie
Le lendemain de notre arrivée, nous partons tous avec notre chauffeur pour l'Ile de la soie.
Nous prenons le bac à l'embarcadère pour une courte balade.
L'Ile de la soie, Ko Dach (prononcer codac) textuellement "île détachée, est en forme de noyau d'amande de 13 kms sur 4, située à 12 kms de Phnom-Penh. Son extrémité Sud n'est qu'à 8 kms des berges de la capitale. Ses 20.000 habitants vivent en autarcie. L'activité principale est le tissage de la soie. Une vingtaine de grossistes se partagent le marché, distribuant les ordres à bon nombre de tisseuses et même tisseurs. Les salaires sont modestes mais permettent de maintenir une activité sur l'île. La vente sur place d'articles tissés est destinée aux touristes de passage.J'y ai acheté étoles et plaid.
Pas de routes mais des chemins de terre. Le commerce est succinct.
Le passage du bac est l'animation principale. Les navettes se terminent à la tombée de la nuit.
Par manque de temps, notre visite s'est limitée à la visite d'une habitation servant d'atelier.
motos, voitures prennent le ferry
les berges et son restaurant flottant, ses cahutes
la tête du bonze dans la cheminée!
le krama est encore porté sur la tête par les anciens
palmier à coco
petit commerce: la vendeuse a l'air d'avoir froid!
tisseuse
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